mardi 24 avril 2018

"Mauvaise mère" de A.M. Homes

Pour le club de lecture du mois de mai, ma librairie nous a proposé de lire "Mauvaise mère" de A.M. Homes. Comme le livre est un peu plus épais que ceux qu'elle nous suggère habituellement et que je n'ai pas beaucoup de temps pour lire, je m'y suis prise à l'avance. Et surprise, j'ai avancé plus vite que je ne le prévoyais.

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Titre : "Mauvaise mère"
Auteur : A.M. Homes
Traducteur : Arlette Stroumza
Genre : récit
Editeur : Babel
Parution : 2018 / 448 pages
ISBN : 978-2330090739


Ce qu'en dit l'éditeur : Adoptée à la naissance, Jody Goodman est une jeune fille de vingt-quatre ans brillante, sensible, appréciée de tous. Animée depuis toujours par l’envie de de­venir réalisatrice, elle est pourtant terrifiée à l’idée de devoir quitter New York quand sa candidature au département cinéma de l’université de Los Angeles est enfin retenue. Soucieuse de comprendre les res­sorts psychologiques qui l’empêchent de réaliser son rêve d’enfance et la bloquent dans sa carrière, elle décide de reprendre une thérapie.
Claire Roth a quarante ans. Bien mariée, mère de deux garçons, satisfaite de son travail, elle a tout pour être heureuse. Mais le souvenir de la petite fille qu’elle a dû abandonner à la naissance il y a presque vingt-cinq ans la hante. L’une est la patiente, l’autre la psychanalyste. Entre les deux femmes se noue bientôt une relation addic­tive, dérangeante, de plus en plus nocive…
Avec l’humour féroce qui la caractérise, A. M. Homes use de toute son impertinence pour dynami­ter les mythes contemporains liés à la maternité, à la condition féminine et à la psychanalyse.


Avis : L'écriture est agréable à lire, nous laissant ainsi totalement absorbé par l'histoire.
Elle est séparée en trois livres : trois épisodes, qui se suivent, des vies de Claire et de Jody.
Le lecteur suit les deux héroïnes à partir de leur rencontre alternant les points de vue.

Les deux premiers m'ont embarquée, le troisième beaucoup moins. Je n'ai pas adhéré à leurs folies, ne comprenant plus rien à leurs réactions.

Un livre sur les relations mère/fille et l'adoption


mardi 17 avril 2018

"Complètement cramé !" de Gilles Legardinier

Depuis le temps que les chats me narguent depuis leur couverture, j'ai trouvé l'occasion rêvée de lire un des livres de Gilles Legardinier. "Complètement cramé !" était proposé comme livre voyageur sur le groupe Facebook "The Love Book Voyageur" dont je fais partie. Je me suis donc inscrite sur le liste et l'ai reçu le mois dernier. A mon tour de le lire avant de l'envoyer à la personne suivante.

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Titre : "Complètement cramé !"
Auteur : Gilles Legardinier
Genre : Feel good, humour
Editeur : Pocket
Parution : 2014 / 432 pages
ISBN : 978-2266246194


Ce qu'en dit l'éditeur : "Lassé d’un monde dans lequel il ne trouve plus sa place, privé de ceux qu’il aime et qui disparaissent un à un, Andrew Blake décide de quitter la direction de sa petite entreprise pour se faire engager comme majordome en France, le pays où il avait rencontré sa femme.
En débarquant au domaine de Beauvillier, là où personne ne sait qui il est réellement, il espère marcher sur les traces de son passé. Pourtant, rencontres et situations hors de contrôle vont en décider autrement…
Entre Nathalie, sa patronne veuve aux étranges emplois du temps, Odile, la cuisinière et ses problèmes explosifs, Manon, jeune femme de ménage perdue et Philippe, le régisseur bien frappé qui vit au fond du parc, Andrew ne va plus avoir le choix.
Lui qui cherchait un moyen d’en finir va être obligé de tout recommencer…"


Avis : Les petits chats sur la couverture sont la marque de Gilles Legardinier. Celui-ci est sensé être Méphisto, mais la couleur des yeux n'est pas la bonne (je sais, je chipote).

Le style est simple et permet de bien rentrer dans l'histoire.
Le personnage principal est attachant (même s'il m'a agacé, parfois, d'être si "sage", si gentil, si parfait).
Même s'il est aisé de deviner le déroulement de l'histoire, il est agréable de se laisser porter par les péripéties que rencontre Andrew.

Un livre pour se détendre et savourer les relations humaines.


mardi 3 avril 2018

"Une vie entière" de Robert Seethaler

Pour le rendez-vous d'avril, ma libraire nous a proposé de lire "Une vie entière" de Robert Seethaler.

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Titre : "Une vie entière"
Auteur : Robert Seethaler
Traducteur : Elisabeth Landes
Genre : Récit
Editeur : Folio
Parution : 2018 / 144 pages
ISBN : 978-2070793433


Ce qu'en dit l'éditeur : "Né à l'aube du XXe siècle, Andreas mène une vie humble au cœur des Alpes autrichiennes. Il prend part à l'aventure des téléphériques qui vont ouvrir sa vallée à la modernité, avant d'être envoyé sur le front de l'Est dans les montagnes du Caucase. A son retour, "à la place des croix gammées les géraniums ornent les fenêtres des maisons".
Le saisissant portrait d'un homme ordinaire qui ne se donne jamais d'autre choix que d'avancer."


Avis : La couverture représente bien le cadre de l'histoire que l'auteur nous narre. Nous sommes transportés dans le monde d'Andreas, dans sa vallée.
Le style est clair et facile à lire.
Le lecteur découvre une vie où les hommes doivent s'adapter au progrès qui s'invite chez eux et s'attache aisément à Andreas.

Un livre pour voyager dans le temps, dans les montagnes et s'imprégner de la nature humaine.


mardi 27 mars 2018

"Un autre Brooklyn" de Jacqueline Woodson

Comme vous avez pu le constater, le nombre de mes avis a diminué. Non pas que je ne lis plus, mais je me consacre essentiellement aux manuscrits que je reçois dans le cadre de ma maison d'édition (Marathon Editions).
Pour le club de lecture de mars, ma libraire nous a proposé "Un autre Brooklyn" de Jacqueline Woodson.

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Titre : "Un autre Brooklyn"
Auteur : Jacqueline Woodson
Traducteur : Sylvie Schneiter
Genre : Récit
Editeur : Stock
Parution : 2018 / 176 pages
ISBN : 978-2234083271


Ce qu'en dit l'éditeur : "La première fois que j’ai vu Sylvia, Angela et Gigi, ce fut au cours de cet été-là. Elles marchaient dans notre rue, en short et débardeur, bras dessus bras dessous, têtes rejetées en arrière, secouées de rire. Je les ai suivies du regard jusqu’à ce qu’elles disparaissent, me demandant qui elles étaient, comment elles s’y étaient prises pour… devenir."


Avis : La couverture est fraîche et le style de l'auteur particulier. C'est par petites touches qu'elle nous dresse la vie de la narratrice qui vient s'installer à Brooklyn avec son père et son frère.
Touche par touche, plusieurs thèmes sont abordés : les amitiés adolescentes, les relations familiales, la perte d'un être cher, la vie à Brooklyn dans les années 1970, etc.

Et c'est à la fin du livre, où, comme pour contempler un tableau impressionniste, nous reculons de quelques pas et pouvons admirer l'oeuvre dans son ensemble, son intégralité et découvrons l'harmonie de chaque petite touche que nous avons lues.

Un livre essentiellement sur les amitiés adolescentes.


mardi 13 février 2018

"L'amant sans domicile fixe" de Carlo Fruttero et de Franco Lucentini

En février, les rendez-vous du club de lecture ont repris. Cette fois-ci, notre libraire nous a proposé un livre écrit à quatre mains "L'amant sans domicile fixe" de Carlo Fruttero et de Franco Lucentini.
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Titre : "L'amant sans domicile fixe"
Auteur : Carlo Fruttero et Franco Lucentini
Traducteur : François Rosso
Genre : Récit
Editeur : Robert Laffont - Pavillons Poche
Parution : 2007 / 448 pages
ISBN : 978-2221109649


Ce qu'en dit l'éditeur : Le premier personnage, ici, c'est Venise - une Venise d'hiver, plus souvent brumeuse qu'ensoleillée, la Venise labyrinthique des rues éloignées, quasi désertes.
Le deuxième personnage - elle - est une princesse romaine résidant dans un hôtel de luxe, fréquentant les milieux snobs et cosmopolites, et venue là pour une salle des ventes, à la recherche d'oeuvres d'art.
Le troisième personnage - lui - est le guide d'un groupe de touristes minables traîné à l'économie de monument en monument. Guide dont l'érudition et la distinction contrastent étrangement avec une valise râpée et un imperméable constellé de taches.
Ce qui résultera de leur imprévisible rencontre, et pourquoi celle-ci prendra sans cesse des allures d'énigme, c'est l'objet de ce roman. Où l'ironie et le sens du détail vrai, qui sont propres à Fruttero et Lucentini, se doublent de tendresse, de nostalgie - de profondeur.


Avis : Je me suis laissée emporter par le livre où le temps est totalement distordu. De promenades en excursions dans la ville, nous découvrons Venise et les deux protagonistes principaux. Elle se dévoile plus facilement que lui.
C'est un livre hors du temps et en même temps, très ancré dans le présent face au temps qui s'écoule.

J'ai adoré les passages avec le maître d'hôtel Oreste Nava. Ils fourmillent de description des personnages : succulents à lire, de même que la scène du dîner chez Cosima.

Un livre à savourer tranquillement.


mardi 6 février 2018

"La disparition de Josef Mengele" d'Olivier Guez

Pour Noël, j'ai reçu quelques livres dont "La disparition de Josef Mengele" d'Olivier Guez.

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Titre : "La disparition de Josef Mengele"
Auteur : Olivier Guez
Genre : Récit, biographie historique
Editeur : Grasset
Parution : 2017 / 240 pages
ISBN : 978-2246855873


Ce qu'en dit l'éditeur : 1949 : Josef Mengele arrive en Argentine.
Caché derrière divers pseudonymes, l’ancien médecin tortionnaire à Auschwitz croit pouvoir s’inventer une nouvelle vie à Buenos Aires. L’Argentine de Peron est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis. Mais la traque reprend et le médecin SS doit s’enfuir au Paraguay puis au Brésil. Son errance de planque en planque, déguisé et rongé par l’angoisse, ne connaîtra plus de répit… jusqu’à sa mort mystérieuse sur une plage en 1979.
Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet, trente ans durant ?
La Disparition de Josef Mengele est une plongée inouïe au cœur des ténèbres. Anciens nazis, agents du Mossad, femmes cupides et dictateurs d’opérette évoluent dans un monde corrompu par le fanatisme, la realpolitik, l’argent et l’ambition. Voici l’odyssée dantesque de Josef Mengele en Amérique du Sud. Le roman-vrai de sa cavale après-guerre.


Avis : J'avais entendu parler de ce livre, entre autre pour le prix Renaudot qu'il a reçu.
J'ai eu du mal à m'habituer au style de l'auteur, surtout à cause du livre lu juste avant. Les pensées y étaient décrites avec précision, le lecteur plongeait dans la tête du narrateur. Là, c'est tout l'inverse. Seuls les faits sont retranscrits. En soi, ce n'est pas gênant du tout, mais j'ai eu du mal à faire la transition.
Finalement, une fois que je suis rentrée dans le style de l'auteur, j'ai plus apprécié le livre.
C'est intéressant de découvrir cette fuite incessante (rassurant)

Un livre qui nous en apprend un peu plus sur notre histoire.


mardi 30 janvier 2018

"Il faut qu'on parle de Kevin" de Lionel Shriver

Comme c'est le premier billet de l'année, je vous souhaite une BONNE ANNÉE 2018, avec de nombreuses lectures.
Durant les réunions du club de lecture, nous donnons les titres des coups de cœur que nous avons rencontrés durant le mois. Plusieurs fois, un livre est ressorti et j'ai eu grande envie de le lire. Il s'agit de "Il faut qu'on parle de Kevin" de Lionel Shriver. Cela fait un moment qu'il était dans ma PAL et durant les vacances de Noël, je l'ai enfin lu.

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Titre : "Il faut qu'on parle de Kevin"
Auteur : Lionel Shriver
Genre : récit 
Editeur : J'ai lu
Parution : 2008 / 608 pages
ISBN : 978-2290003237


Ce qu'en dit l'éditeur : La veille de ses seize ans, Kevin se livre à un massacre sanglant dans son lycée. Détruite par ce drame, Eva, sa mère, entame avec son époux une correspondance poignante pour comprendre cet enfant qui, depuis sa naissance, s'acharne à faire le mal. Des humiliations imposées à sa sœur aux cruautés infligées à ses camarades, elle retrace l'itinéraire meurtrier de son fils.


Avis : Un film a été tiré de ce livre et la couverture présente les visages des deux personnages principaux : Kevin et Eva, sa mère.

Le style de la correspondance est très facile à lire et nous plongeons directement dans les pensées d'Eva. Elle écrit à son mari, le père de Kevin, en commençant par le moment de la conception de Kevin. Ce fils pas entièrement voulu, avec lequel elle n'arrive pas à tisser de liens va chambouler sa vie.
Tout le long, les relations entre les différents membres de la famille sont décrits avec précision et il est très intéressant de les découvrir. L'auteur nous partage également quelques réflexions sur la société américaine ou la société en général.
Le livre termine en apothéose et m'a laissée tendue et épatée par toutes ces descriptions des relations et en particulier celle de Kevin et Eva.

Un livre magistral, au thème noir.